Partager l'article ! Devinette.: (First published : 07.03.11) Marine Le Pen serait donc (déjà !) à 23 %... ...
(First published : 07.03.11)
Marine Le Pen serait donc (déjà !) à 23 %...
Inutile d'aller plus loin : on se contentera de pointer la faiblesse du débat public sur cette question à laquelle plusieurs billets ont déjà été consacrés qui formulent le diagnostic dont ces 23 % sont, d'abord, le symptôme, ainsi que les prescriptions sérieuses qui peuvent être formulées.
Et sans transition, donc, devinette.
Parce que la devinette est sans doute l'une des meilleures formes de pédagogie. Et je plaide immédiatement coupable et responsable d'en abuser, comme lors de la dernière séance de mon cours de "contrôle et stratégie".
J'en reproduis ci-dessous les supports d'administration de la preuve empirique. J'y ajoute quelques indices pour aider, donc, à "deviner" ce qu'a pu être la thématique de la séance, la thèse défendue ainsi que les cadres conceptuels et théoriques mobilisés pour l'instruire.
Sachant naturellement que ceci n'est pas tout à fait sans lien avec les 23 % évoqués plus haut, ni d'ailleurs avec les + 85 % de profit affichés pour 2010 par les entreprises du CAC 40, singulièrement les banques. Parce qu'on le sait parfaitement, la crise économique et sociale est toujours, simultanément, mère et fille d'une perte de confiance généralisée, terreau du désespoir qui ensemence ensuite toutes les formes d'extrémisme (rappelez-vous, les années 1930...).
Premier indice :
"Morceau" d'autant plus considérable que l'on se souvient qu'il s'agit de la B.O. introductive de Wall Sreet 1.
Ah, ce "fly me to the moon"... Allez, second support :
On se dit que, décidément, n'est pas Sinantra qui veut... Un p'tit syndrome "haut de l'affiche", H. Le Bret, pour expliquer cette vocation soudaine d'écrivain ?
Support 3a à l'appui de la thèse...
... et puis support 3b aussi, surtout, bien sûr.
En tout cas, une chose est certaine : la recherche d'exposition médiatique peut avoir des effets paradoxaux à l'heure des "jurys populaires" !
Alors, après l'excellente intervention de P. Timsit, un autre "slide", qui date de 2002 (tout de même). Parce qu'il s'agit d'être un peu sérieux, tout de même, M. Le Bret, quand on veut prendre la parole...
On aura noté que le titre sonne comme un avertissement pour 2012...
D'ailleurs, demandez à J6M, lui aussi aurait mieux fait d'écouter à l'époque !
Allez, "support" à la démonstration n°4b :
Et puis en guise de "slide" 4c, pour achever de démontrer qu'il y a matière à débat houleux et sérieux, une attestation qui date de 2003, signée de la plus belle main dont on puisse rêver, avec reproduction du "pitch" de l'éditeur :
"Présentation de l'éditeur :
"(...) Maîtres d'école décharnés, (...) la réalité se changera en loup et vous dévorera" prophétisait, de mémoire,Dickens...
Alors, support n°5, dont on notera que l'actualité récente a montré qu'il n'avait pas pris une ride bien qu'il date d'une vingtaine d'années (voilà qui ne nous rajeunit pas...).
Pour conclure, un dernier "support" d'actualité, dont on partage le diagnostic, même si on aurait tendance à être beaucoup, beaucoup plus réservé sur les prescriptions (jurisprudences SERRES / MAM obligent !).
Mais bon, au regard de la devinette proposée, le diagnostic, déjà, suffit amplement à accréditer la thèse.
Bon, voilà. On reprochera sans doute - et à raison ! - à ce billet de rester très allusif... Mais donner toutes les réponses d'emblée serait moins "formateur" et ferait perdre un peu de sa saveur, à la devinette.
Alors, prenez votre temps, consultez les liens. Je suis sûr que vous trouverez très vite toutes les (bonnes) réponses qu'est susceptible d'éclairer la recherche en management relativement à la problématique traitée et à la thèse argumentée dans ce billet.
Et puis, quand vous aurez trouvé, augmentez votre schéma mental avec cet excellent opus :

J.-Ph. Denis
MAJ du billet initialement publié le 6 mars, effectuée le 7 mars :
Réponse à la devinette : rôle et place de l'exemplarité pour continuer à penser cette problématique.
Si je donne la réponse aussi vite, c'est parce que nous avons eu une variation sur le même thème avec A. Minc, hier, interrogé par O. Mazerolles sur BFM TV... Pas vraiment rassurant pour l'indépendance, des journalistes comme des autres.
Ainsi, de ce formidable "(...) et ce "Stalline" m'a été offert par mon ami François Pinault - donc vous voyez, ce sont les pirouettes de la vie : le propriétaire du Point où vous travaillez", lâché au journaliste censé lui poser des questions (voir à partir de 5'47").
Ah, Travail / Capital, rien à dire, il y a quand même des catégories qui ont la vie dure et ne prennent pas une ride ! Non, vraiment, énorme. Vraiment. "ENNNOOOORRRRMMMME !!!!", comme disent nos gamins aujourd'hui, dans les banlieues et ailleurs. Alors, sur ce, Noir Dez', bis !, vite !
Naturellement, je plaide immédiatement coupable et responsable : cette mise en parallèle n'est pas très charitable... Elle ne saurait donc conclure valablement un billet qui se doit d'avoir, d'abord, des implications "managériales".
Alors, pour finir, et puisqu'il est sans cesse question de père dans l'extrait BFM - ou chez Marine (!) - un peu de mémoire de Kipling dont les conseils résonnent comme une bonne vieille psycho-thérapie managériale qui, elle non plus, n'a pas pris une ride. Ils sont plus que jamais à méditer à l'heure du web 2.0.
Simplement parce que l'exemplarité le commande.
Et puis aussi parce que ces conseils exemplaires très "aroniens" (ah, cette première vidéo de combat, très NTMienne !) sont bien moins chers et surtout beaucoup plus efficaces que le "coaching" évoqué par notre hyper-interviewé, toujours d'autant plus en vogue que les temps sont sombres, pour ne pas dire obscurs.
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
(repris, au hasard du net, d'ici, où on pourra consulter aussi la version originale reproduite ci-dessous, juste pour le plaisir)
If...
If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:
If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Man, my son!
J.-Ph.D.
Derniers Commentaires