10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 19:18

      

Texte adressé suite à la chronique "De l'autonomie des universités à l'indépendance des universitaires".

 

 

Quelques souvenirs sur les origines de VINCENNES

 

 

par Michel Debeauvais

Professeur émérite

 Université de Paris 8

 

29/1/98

 

Contact : michel.debeauvais@wanadoo.fr

 

 

 

Août 1968 : je reçois un télégramme bleu disant à peu près (je cite de mémoire) « Ministre me charge créer un Centre expérimental universitaire à Vincennes. Pouvez-vous participer à une réunion  préparatoire dans mon bureau lundi prochain 14h. Frais de voyage remboursés. Raymond Las Vergnas, doyen de la Sorbonne Lettres»

Nous nous y trouvons une dizaine : Jean-Baptiste Duroselle, assesseur du doyen que je connaissais bien, Alain Dutheillet de Lamothe (ENA et Conseil d’Etat), Roger Errera (ENA, Cour des Comptes et revue Critique) ; Hélène Cixous, qui venait de passer une thèse remarquée sur Joyce ; Vladimir Jankelevitch, quelques autres universitaires. 

 

J’avais tant de projets après mai 68 et le festival d’Avignon en juillet, que je n’ai pas écouté assez attentivement ce qui s’est dit à cette première réunion ; mais j’ai gardé le souvenir de l’entretien que nous avons eu avec Edgar Faure quelques jours plus tard dans son appartement de l’Avenue Foch pour nous donner ses directives. Il avait demandé à Las Vergnas de venir avec quelques autres (sauf omission Hélène Cixous, Jean-Pierre Dommergue, Duroselle et Dutheillet) ; j’ai noté l’absence de représentants du MEN ou de son cabinet). 

 

Après ce qui s’est passé en mai, nous dit-il en substance, il est évident qu’il faut réformer les universités. J’aurais pu demander à mon Ministère de la préparer. Mais je crois qu’il faut commencer par faire plusieurs expériences avant de décider de réformes au niveau national. Je préfère donc m’adresser à vous, universitaires, pour me faire des propositions, en toute liberté. Je vous demande donc d’être imaginatifs, mais je vous rappelle deux choses : ne me demandez pas trop, car un Ministre ne peut pas beaucoup ; ne tardez pas, car la période est favorable, mais un Ministre ne reste pas longtemps. Il nous recommandait de traiter directement avec son cabinet (A. de Chalendar et Michel Alliot). 


J’étais surpris de ce discours inattendu d’un ministre si éloigné du centralisme napoléonien. Il me semblait que c’était la première fois qu’un Ministre de l’éducation abandonnait la tradition napoléonienne du Grand Maître de l’Université gérant l’ensemble du système, dont le modèle, militaire à l’origine, était devenu au cours du temps une immense machine bureaucratique. L’expérimentation, la diversité, l’imagination ne semblait pas l’effrayer. On disait que lorsqu’il avait accepté en juin 68 le Ministère de l’Education, jugé le plus ingérable à l’époque, on lui avait conseillé de confirmer dans ses fonctions de Secrétaire Général le tout-puissant Jacques Laurent, jugé par tous irremplaçable ; il aurait dit : sans doute, c’est pourquoi je ne le remplacerai pas. Quelques semaines plus tard, il introduisait lui-même le désordre dans son Ministère en l’engageant dans les groupes PIM (planification interne ministérielle), sous le prétexte que la planification était si importante que toutes ses Directions devaient la prendre en charge.

 

Il me semblait aussi que sa pensée subtile lui faisait combiner plusieurs objectifs à la fois : pour Vincennes, il s’agissait d’une innovation, mais « expérimentale » qu’on pouvait au besoin abandonner ; un site plus accueillant que Nanterre, mais isolé de tout et pouvant jouer le rôle d’un abcès de fixation des gauchistes, loin du Quartier Latin ; une expérience limitée aux Lettres, tandis que Dauphine devait imiter la Harvard Business School, Marseille-Luminy une Faculté de Médecine rénovée, et Antony une Faculté des Sciences Sociales.

 

L’idée d’avoir à créer ce Centre Universitaire Expérimental m’a tout de suite passionné. La perspective de participer à une innovation en vraie grandeur en France, où presque tout paraissait alors possible, me conduisait à m’impliquer de plus en plus dans les réunions de travail presque quotidiennes que nous tenions, sans ordre du jour, retrouvant l’esprit fusionnel des réunions de mai 68 à la Sorbonne. Sur quoi étions-nous d’accord ?  Avions-nous un projet en commun ? Créer une anti-Sorbonne ? harmonie pré-établie ? 

 

Peu à peu mes idées sur ce que pouvait devenir Vincennes se précisaient, au point que je décidai assez vite de quitter le poste que j’occupais alors alors à l’OCDE  pour me plonger à plein temps dans cette aventure. 

 

Depuis 1959, j’avais quitté l’administration pour la création de l’Institut du développement économique et social à la Sorbonne, et je m’étais spécialisé dans le domaine de la planification de l’éducation. J’avais ensuite quitté l’IEDES en 1964 pour la Direction des affaires scientifiques de l’OCDE, pour appliquer les méthodes la planification des ressources humaines dans les pays du Tiers Monde. Ce rôle d’expert international conseillant les ministères de l’éducation sur les réformes éducatives à  entreprendre me mettait au coeur des interactions entre chercheurs, experts, gestionnaires et politiques. Ces progrès apparents de la planification économique étendue à la sphère du social suscitaient des questions nouvelles :

Quelle était la légitimité des savoirs des ingénieurs sociaux, au delà de la reconnaissance des pairs, de la demande sociétale? Comment utiliser ces savoirs et  ces techniques au service d’un changement social? Des universités rénovées pourraient-elles exercer leur fonction critique pour contribuer à humaniser les sociétés plutôt qu’à les conditionner en perfectionnant les moyens de production, d’information et de gestion échappant au contrôle démocratique? 

Une transmutation nietschéenne des valeurs était-elle possible à la faveur des aspirations de la flambée de mai ? Pouvait-on les traduire en termes durables dans une expérimentation universitaire ? 

 

Avec Anisio Teixeira et Darcy Ribeiro (et aussi Celso Furtado qui dirigeait alors l’Agence de développement du Nordeste la SUDENE), nous avions esquissé au début des années 60 un projet d’Université expérimentale à créer dans la future capitale Brasilia, et j’avais mon billet prêt pour retourner à Rio quand le coup d’Etat militaire me fit annuler ma mission et le projet. 

 

Les « évènements » de mai 68, dont j’avais été spectateur passionné et très modeste acteur à l’EPHE (Ecole pratique des Hautes Etudes) et à l’Institut National de la Recherche Pédagogique, avaient ravivé cette utopie d’université rénovée ; ils m’avaient aussi montré les dangers des dérives suicidaires, à l’Odéon où la libération de la parole servait d’exutoire à ceux qui n’avaient rien à dire, à la Sorbonne squattée par les « Katangais », au Boulevard Saint-Michel où les arbres étaient sciés à la tronçonneuse.  Et en juillet, j’avais appris au côté de Jean Vilar le sens de la non-violence affirmative  pour résister à la spirale de la destruction devenue  à la fin de mai le seul objectif de ceux qui cherchaient à prolonger la flambée d’aspirations de mai.

 

J’avais donc un fort désir de prolonger les thèmes novateurs de mai 68, en cherchant des types d’organisation durables ; le Comité d’action pour l’innovation et la recherche en éducation (CAIRE) que nous avions créé à l’INRP en mai avec quelques universitaires dans le dessein d’établir de nouveaux rapports entre éducateurs et chercheurs (à la manière des « boutiques de science » que Jussieu créait avec des scientifiques), restait assez marginal ; les vacances  avaient dispersé les enseignants et leurs résolutions de mai. (le CAIRE devait disparaître après quelques numéros d’un Bulletin et une Université d’été peu convaincante à Rouen en juillet 1969)

 

La création du Centre expérimental de Vincennes (le Ministère ne s’était pas encore avisé que le terrain choisi dans le Bois de Vincennes, aussi loin que possible du Quartier Latin, et récemment quitté par l’Armée après des décennies d’occupation de fait, était en fait propriété de la Ville de Paris) m’apparaissait comme une possibilité d’innover à une échelle significative, et d’expérimenter de nouvelles formes de fonctionnement et de relations humaines. A condition de ne pas trop attendre des conseils de consultants extérieurs et des décisions initiales. C’est à l’intérieur de l’institution qu’il faudrait la piloter au jour le jour. 

Tous les participants à cette phase préparatoire me paraissaient animés de sentiments analogues. Et cependant il n’y avait pas eu de réunion pour définir en commun les objectifs du Centre expérimental ; on se réunissait presque tous les jours, mais seulement pour la répartition des tâches et les comptes rendus sur l’avancement du « dossier » qui devait être présenté par Las Vergnas à Edgar Faure dans quelques semaines, à temps pour que la rentrée se fasse dès octobre ou novembre 1968, alors qu’il n’ y avait encore qu’un terrain vague, un petit groupe d’enthousiastes qui se connaissaient à peine et n’avaient pas jugé nécessaire de définir en commun leurs objectifs, ni aucun texte précisant notre statut juridique.  Avec le recul, je crois maintenant que c’était inévitable avec nos contraintes de temps et l’incertitude sur tous les moyens (postes, construction, etc.), et même préférable. Mais j’étais déconcerté par cette fièvre d’improvisation : constitution des groupes, méthodes de travail et décisions. J’avais été habitué à un autre rythme pour la préparation des réformes et des innovations : plusieurs années de préparation pour les nouvelles institutions, jusqu’à une dizaine d’années pour l’Open University britannique. 

 

En fait, il y eut presque tout de suite plusieurs groupes fonctionnant parallèlement, et il faudrait réunir les souvenirs de tous : les enseignants qu’avait réunis Hélène Cixous, tous personnellement engagés dans le « mouvement » de mai à la Sorbonne, auxquels Duroselle avait ajouté plusieurs autres, comme Vladimir Jankelevitch. Tous contactaient leurs amis et  pressentaient des chefs de file pour les différentes disciplines ; d’autre part les « experts » chargés de trouver des solutions juridiques pour le décret de création du Centre (Dutheillet, Errera et moi). En outre, Pierre Dommergues avait réuni une petite équipe (Bernard Cassen, Michel Royer) qui avait pris en charge le dossier de la construction avec une énergie rare chez des universitaires peu accoutumés à traiter des questions habituellement gérées par les Services spécialisés du Ministère.

 

Dans le groupe des experts, Dutheilhet et Errera cherchaient à préciser cette novation juridique d’un centre expérimental (le précédent de Nanterre en 1965 ayant été conçu à l’origine comme un simple campus satellite de la Sorbonne), et on m’avait attribué les structures pédagogiques, probablement parce que mon passé de professeur d’éducation comparée à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, de consultant en politiques éducatives auprès de l’Unesco et de l’OCDE me faisait peut-être considérer comme spécialiste des réformes éducatives.

 

J’y voyais une occasion unique de mettre en pratique dans mon propre pays les réformes universitaires qui me paraissaient nécessaires, plus encore après les critiques radicales des universités exprimées en mai 68 (déjà amorcées par les Colloques de Caen et d’Amiens, que j’avais suivis avec un intérêt passionné). Ce qu’il fallait changer était assez clair : le cours magistral et les certificats massifs (quatre pour une licence), qui étaient la base du système mandarinal et de sa hiérarchie bureaucratique ; le travail personnel des étudiants insuffisamment encadré était surtout laissé à leur initiative et conçu comme une préparation aux quatre examens terminaux ; le rejet a priori des adultes par des horaires inadaptés, et des non-bacheliers quelle que soit leur expérience professionnelle ; les horaires d’enseignement très faibles (3 heures par semaine pendant la moitié de l’année), mais considérés comme les seules obligations vis à vis de la formation des étudiants ; le système d’examens ignorant le contrôle continu, etc.

 

Mais il ne suffisait pas de prévoir la suppression de toutes ces normes : les cours magistraux, les mandarins, les programmes imposés, la hiérarchie des enseignants, les examens, les conditions d’admissions, etc. L’essentiel était d’imaginer par quoi les remplacer. 

Les contraintes à prévoir tenaient d’abord aux aspirations des enseignants qui choisiraient de s’engager dans l’expérience, et d’autre part les étudiants qui s’inscriraient comme ils étaient venus à Avignon en juillet 68, pour casser la baraque. Il était donc illusoire de penser imposer des normes contraignantes dans un lieu assez loin de la Sorbonne pour se considérer comme autonome, et qui devait attirer les jeunes qui voulaient continuer à vivre les rêves libertaires  du joli mai.

 

 

Je commençai donc par imaginer la situation d’un « travailleur » ne pouvant venir à Vincennes qu’un soir par semaine, de 19 à 21 h.. Le module des « crédits » nord-américains d’une heure hebdomadaire me paraissait à la fois trop parcellaire, et peu réalisable dans les conditions d’organisation précaire prévisibles. Il semblait préférable de concevoir une séance de trois heures ; en prévoyant le double de travail personnel, on arrivait à un crédit de 9 heures par semaine, ce qui correspondait pour un étudiant à plein temps à cinq crédits hebdomadaires (5 x 9h. = 45 h.). Le rythme américain du semestre permettait une progression flexible d’unités capitalisables, déjà prônée par Bertrand Schwartz. Au total, un plein-temps comporterait 10 crédits par an, et 30 pour une licence, avec contrôle continu, possibilités de choix des crédits par les étudiants, ce qui leur permettait de construire leur programme en les mettant en situation de choix. Je proposais aussi d’accroître ces possibilités en leur permettant de choisir un quart de leurs crédits en dehors de leur Département de dominante. Les enseignants-chercheurs étaient groupés en Départements disciplinaires qui se géraient collectivement.

 

Après avoir beaucoup parlé de ces idées, qui étaient acceptées plus facilement que je n’imaginais, je présentai le projet par écrit au groupe que présidait Duroselle, à la même séance où Dutheillet et Errera présentaient leur rapport recommandant le système du « noyau cooptant » de vingt enseignants désignés par Las Vergnas, qui examineraient les candidatures pour la centaine de postes que le Ministère (Michel Alliot, du Cabinet d’Edgar Faure) nous laissait espérer pour la rentrée. C’était le moyen qu’ils avaient imaginé pour éviter le recrutement par le Conseil de la Faculté des Lettres, qui aurait compromis la formation d’un groupe de volontaires fortement motivés.

 

La seule objection qu’on opposa à mon projet pédagogique vint de Duroselle, et le dialogue m’est resté en mémoire : « je n’ai rien contre ton système de crédits, mais le mot fera réagir, car on dira qu’on copie les Américains ». Moi : c’est pourtant  un modèle intéressant, et qui sera compris à l’étranger. « peut-être, mais c’est le mot de ‘crédit’ qu’il faut éviter » - Qu’est-ce que tu proposes alors? « Pourquoi pas ‘ unité de valeur’? » - Mais ça ne veut rien dire « Eh bien, justement ». Il avait raison ; non seulement les UV ont été acceptées sans débat par les enseignants du « noyau cooptant », mais en deux années la plupart des universités françaises avait adopté les UV pour remplacer les certificats, sans que le Ministère les ait réglementées. C’est donc Vincennes qui est à l’origine de cette réforme nationale ; disons modestement que cette réforme était dans l’esprit du temps. Le Zeitgeist de Hegel…

 

Le semestre (vite réduit à 3 mois) a lui aussi été adopté par beaucoup d’universités. Mais le « semestre d’été » qu’on avait rêvé pour compléter l’ouverture aux travailleurs n’a pas pu être mis en place.

 

Le système des Départements disciplinaires, qui me paraissait souhaitable, avait été accepté (sans débat) par les enseignants de Vincennes ; mais il a été éliminé par Michel Alliot dans son projet de Loi d’orientation, avec l’argument qu’ils nuisaient à l’interdisciplinarité ; d’où ses Unités d’enseignement et de recherche (UER) de 1000 à 1500 étudiants, qui, pensait-il, obligerait les disciplines à coopérer. Je crois qu’il avait tort ; en tout cas, la structure départementale de Vincennes préexistait à la Loi d’orientation de décembre 1968, et elle a survécu de fait lorsque le CUEV est devenu l’Université de Paris 8 et qu’elle a dû créer des UER (15 regroupant la trentaine de Départements), puis des UFR.  

 

Duroselle avait vite renoncé à son projet de centre de recherches sur le modèle de la Fondation des sciences politiques, devant la pression des enseignants qui tenaient davantage à l’ouverture aux adultes et aux non-bacheliers. Las Vergnas aussi prenait ses distances, surtout après être venu à Vincennes à la fin de décembre 68 présider la première réunion d’enseignants et d’étudiants dans un amphithéatre des nouveaux bâtiments à peine terminés. L’atmosphère était celle des Assemblées générales de mai. Quelques informations étaient communiquées dans le brouhaha et les interruptions. Je devais présenter le plan d’occupation des locaux où nous avions prévu, en plus des 25 secrétariats de Départements, un bureau pour 4 enseignants (une trentaine pour les 120 postes obtenus). J’attendais beaucoup de cette nouveauté qui pouvait fixer dans l’université la vie intellectuelle, contrairement à la tradition de nos Facultés de Lettres, en favorisant des relations d’échanges entre les enseignants, et avec les étudiants. A ma grande déception, ce projet que j’avais pris la précaution de ronéotyper et de distribuer aux participants fut démantelé aussitôt par les revendications d’une vingtaine d’étudiants prétendant représenter des groupes divers, connus ou inconnus, ayant tous besoin de locaux. J’étais étonné que les enseignants leur cèdent si facilement. C’est seulement par la suite que j’ai compris que la pénurie de lieux et de moyens de travail dont ils se plaignaient à la Sorbonne légitimait aussi leur absentéisme. La ressource invisible correspondante, c’est le temps libre et sa libre disposition, pour la recherche, les travaux personnels ou tout autre emploi au choix de chacun.

 

Après l’euphorie créative de la préparation, c’est à l’occasion  de cette réunion transformée en Assemblée générale que j’ai perçu l’ampleur des difficultés qu’il faudrait affronter pour surmonter les risques de dérive du projet ; mais c’était justement le défi à relever qui m’a décidé à démissionner de l’OCDE pour participer à part entière et à plein temps à la vie de Vincennes et à la lutte pour la survie de l’expérience.

 

J’ai décrit cette première phase tumultueuse dans le livre « L’université ouverte – les dossiers de Vincennes », publié en 1972 par les Presses universitaires de Grenoble, qui ont disparu peu après avec le stock avant sa diffusion ; quelques exemplaires ont survécu.

 

 

 

 

- NOTICE BIOGRAPHIQUE -

 

 

Michel DEBEAUVAIS, professeur émérite de l'Université de Paris 8

né à Saint Quentin (France) 1922

 

Etudes supérieures en lettres, économie et science politique

Ecole Normale Supérieure (1942)

Ecole Nationale d'Administration (1945-47)

 

Maître de Conférences à l'Institut d'Etudes Politiques (Sorbonne) 1948-1952)

 

Directeur-adjoint de l'Institut d’Etude du Développement Economique et Social (IEDES, Sorbonne) 1959-1965

 

Directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (1965-1970)

 

Professeur de sciences de l'éducation à l'Université de Paris 8 (1969-1977 et 1982-1987). Professeur émérite depuis 1987.

 

Autres activités

 

Ministère des Affaires étrangères (1947-1959) : Relations culturelles, et coopération technique.

 

Chef de Division à la Direction des Affaires scientifiques de l'OCDE (1965-1969) ;  Conseiller technique au Centre de Développement de l'OCDE (1969-1975)

 

Directeur de l'Institut International de Planification de l'Education (UNESCO) 1977-1982

 

Conseiller technique à la Direction Générale des Relations Culturelles du Ministère des Affaires étrangères (1985-1987)

 

Président de l'Association des Enseignants et Chercheurs en Sciences de l'Education (1970 - 1976)

 

Président de l'Association Francophone d'Education Comparée (1973-1978) ; Président d'honneur de l'AFEC depuis 1978.

 

Président du Conseil Mondial des Associations d'Education Comparée (1983 - 1988). Membre du Comité Exécutif de 1988 à 1996. Délégué du Conseil Mondial auprès de l'UNESCO et du Comité Permanent des ONG de 1988 à1998.

 

Co-fondateur et coordinateur du Groupe d'Etude Afrique (GRETAF) depuis 1995

 

Membre du Bureau du Groupe ONG-EPT/NGO-EFA à l’UNESCO depuis 1995

 

Membre d'honneur de la Société Européenne d'Education Comparée (CESE) 1990

 

Membre de l'Academia Europaea (émérite depuis 1992)

 

Membre honoraire de la Faculté d'Education de l'Université Charles (Prague) 1993

 

Membre du Comité Directeur du Conseil International de la Préparation à l'Enseignement (ICET) 1993-1996. Délégué de l'ICET auprès de l'UNESCO (1993-1996). Vice-Président pour l'Europe (1994-1995)

 

Missions internationales (missions d'expert de coopération technique, organisation de Colloques, cours et conférences) :

 

Afrique subsaharienne :  Afrique du Sud (1997), Burundi (1991), Burkina Faso (1995), Cameroun (1978, 1980), Centrafrique (1991), Guinée (1991, 1998), Nigeria (1979), Sénégal (1969, 1978, 1990, 1998), Tanzanie (1980, 1991), Zimbabwe (1981, 1990)

 

Asie: Bangla-Desh (1979, 1980, 1987), Brunei (1985), Cambodge (1955), Chine (1980, 1988), Inde (1950, 1971, 1978, 1979, 1986, 1987, 1989, 1992), Indonésie (1979, 1980), Iran (1972), Laos (1955), Népal (1971), Pakistan (1976), Philippines (1976, 1979), Sri Lanka (1978, 1979, 1981), Taiwan (1991), Thaïlande (1976, 1978, 1979, 1980, 1984), Viet-Nam (1955). 

 

Océanie : Nouvelle-Calédonie (1986), Vanuatu (1986), Fidji (1986)

 

Moyen-Orient/Monde arabe: Algérie (1969, 1974), Bahrein (1989), Egypte (1966, 1969, 1979, 1980), Liban (1966, 1969, 1974, 1975), Maroc (1982), Oman (1979), Qatar (1978), Soudan, Syrie (1969, 1979), Tunisie (1963)

 

Europe: Allemagne (1989, 1991, 1992, 1993, 1995), Belgique (1991), Espagne (1977, 1978, 1979, 1982, 1989, 1990, 1991), Grande-Bretagne, Grèce (1975, 1985, 1986), Hongrie (1988, 1990), Italie (1989, 2000), Norvège (1981), Pologne (1972, 1978, 1987), Portugal (1980, 1990), R.D.A. (1978), Suède (1978, 1979, 1980, 1981, 1982, 1990, 1991), Tchécoslovaquie (1979, 1989, 1990, 1992), Turquie (1969), URSS (1978, 1980), Yougoslavie (1978, 1984)

 

Amérique du Nord : Canada (1979, 1988, 1989, 1994), Etats-Unis : (1974, 1979, 1980, 1985, 1986, 1987), Mexique (1970, 1978, 1980)

 

Amérique du Sud : Argentine (1970), Brésil (1979, 1986, 1987, 1989), Chili (1968, 1970), Colombie (1982), Equateur (1970), Pérou (1970, 1975, 1978), République Dominicaine (1985), Vénézuéla (1979, 1980, 1989)

 

Amérique centrale et Caraïbes : Cuba (1970), Jamaïque (1980), Haïti, Nicaragua (1981), République Dominicaine (1985), Trinidad (1979)

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commentaires

Christophe Benavent 10/08/2010


Excellent!!!

Cela donne envie de réinventer Vincennes. Il est évident que la loi Pécresse n'est pas une réforme et que cette réforme est a réinventer. Et il n'y a pas forcément besoin de loi. Juste que les
Universitaires prennent leur liberté en main.

Celà motive pour la rentrée !


omnitech reviews 30/10/2014

Nice read! You are right we should start by making several experiments before deciding on reforms at the national level. For that you should be imaginative and shorten your entire question to a relevant one, which can give answers for all your questions.

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