Quantcast

Scandales passés, crises futures...

Dimanche 7 avril 2013 7 07 /04 /Avr /2013 08:28

 

 

http://24.media.tumblr.com/tumblr_ma50fwH7Ma1rfsaclo1_250.jpg

 

 

 

Parce que annoncer 600000... Si c'est en fait  15 millions... Ca donne quand même une furieuse envie de rallumer - une fois encore - la lumière du garage, non ?


 

 

 

 

 

Et donc, précisément à cette lumière, M. Pigasse, un commentaire à l'analyse provocatrice du Pr. Robert Reich ?

 

 

 

 

 

 

Have a great Sun(ny)day.

 

 

 

 

 

 

 

J.-Ph.Denis

 

 

 

Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...
Samedi 6 avril 2013 6 06 /04 /Avr /2013 12:27

 

Il est bien le seul

 

 


 

 

Toutes choses égales par ailleurs

 

 

 

 

 

 

Of course

 

 

 


 

 

Puisqu'il ne viendrait à personne l'idée que la République aurait été victime d'une attaque terroriste de... Jérôme... Cahuzac.


 

 

 

JPH2 0164   

 

 

 

CQFD ?

 

 

 

J.-Ph.Denis

 

 

Référence

 

 

 

 

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41XWB2FT50L._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

 

 

 

 


Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...
Jeudi 28 mars 2013 4 28 /03 /Mars /2013 21:47

 

http://distilleryimage11.s3.amazonaws.com/6e4b234263b711e2a77722000a1fbc49_5.jpg

 

 

Il est donc des sujets qui transcendent les clivages traditionnels...  


 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/3136656-les-administrateurs-du-cac-40-se-partagent-39-millions-d-euros.jpg

 

(Source : "Les administrateurs du CAC 40 se partagent 39 millions d’euros", Challenges, 22/02/12)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dommage qu'on n'ait pas songé à poser la question à des chercheurs en gestion - plutôt qu'aux seuls "économistes" - avant :  ils avaient quelques (bonnes) idéesMais c'est bien connu, on ne change pas une équipe qui gagne. La preuve


       

 

 

 

 

J.-Ph. Denis

 

 

P.S. : au fait, et si le bon exemple à méditer, c'était la première guerre, pas la seconde - d'accord en cela avec J. Attali -, ça changerait quelque chose au diagnostic ? #JePoseLaQuestion

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51XDNRRZEWL._SL500_AA300_.jpg 

 

4ème de couverture :

Le capitalisme peut-il survivre ? Le socialisme peut-il fonctionner ? La démocratie est-elle compatible avec le socialisme ? A ces questions, un des plus grands économistes du XXe siècle, Joseph Schumpeter (1883-1950), apportait en 1942, dans ce célèbre ouvrage, des réponses iconoclastes, dont l'une est que le capitalisme finira dévoré par son propre triomphe. Ce livre conserve aujourd'hui toute sa force, moins par l'exactitude de ses prédictions que par la validité toujours actuelle de son inspiration, le rappel du rôle des idéologies dans l'histoire, de l'irrationalité en politique, et le plaidoyer pour les vertus de la mesure et de la raison.

 

 

 

Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...
Vendredi 1 mars 2013 5 01 /03 /Mars /2013 19:29

 

"No big deal, just three stories", S. Jobs said... ?

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41806dUkknL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41AGWys4zYL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

 

 

 

 

http://a5.mzstatic.com/us/r30/Publication/v4/6a/bc/ea/6abceaeb-fd62-76d7-1120-c5d652f16d93/9781476036267.225x225-75.jpg

 

 

 

 

 

 

 

And so, the winner was... @BarackObama ! :)


 

 

 

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51LCJdzcSNL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpg

 

 

 

 

J.-Ph.Denis

 

 

 

Ndlr : Replay. Just for fun.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...
Vendredi 15 février 2013 5 15 /02 /Fév /2013 08:08

 

 

(A very first draft of this post was published february 2013, 12)

      Last update : February 2013, 15.

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b4/J_accuse.jpg

 

 

http://www.soutien-officiel-kerviel.com/blog/signer-la-petition

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

J.-Ph.D  

 

 

"Post-Scriptum" :

Pour information - ou plus exactement "connaissance", ce "post" fourmille de sous-entendus et n'est probablement compréhensible que par un petit nombre d'initiés qui suit ce blog depuis ses débuts, et à ses moments les plus critiques.

Alors, pour les autres, deux confidences : la première, c'est que le dernier épisode de cette remaraquable série ("Day Break") s'intitule "Et si c'était demain ?" (on envisage donc logiquement d'assigner le réel en référé pour plagiat...) ; la seconde, c'est que le seul moment réellement important du procès (dit) "Kerviel", c'était évidemment l'audition de Jacques Werren

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...
Mercredi 10 octobre 2012 3 10 /10 /Oct /2012 19:04

 

(Post MAJ le 11/10/12)

 

Décision 1 du gendarme, assortie de son commentaire. A méditer à la lumière de la décision 2, rendue par le juge. 

 

 

 

Alors que plus que jamais le coeur du débat porte sur l'amende dressée par le gendarme, on attend avec d'autant plus d'intérêt la décision, désormais, du juge. La question étant : faudra-t-il, là aussi, attendre l'issue d'un pourvoi en cassation ?


 

 

Cela étant, pour être tout à fait franc, la jurisprudence EADS n'incite pas vraiment à l'optimisme comme en atteste la décision (pdf joint) - et sa dimension "procédurale" qui vaut franchement le coup d'oeil. Avec une conséquence qui paraît évidente et dont, très franchement, on espère ne pas avoir à traiter le 24 octobre prochain. Parce qu'il est des soulagements qui, parfois, ne sont que de courte durée dirait peut-être.... Dr House.

 

 

 

Quant à l'épiphénomène du vote de la si précieuse "règle d'or" budgétaire, franchement... Passons sur ce genre de plaisanterie pour vieille dame.

 


  

 

  J.-Ph. Denis

 

 

Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...
Samedi 6 octobre 2012 6 06 /10 /Oct /2012 00:01

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41X53S5YGXL._SL500_AA300_.jpg

 

 

 

(Very first draft)

 

 

Dans le débat sur la primauté relative du politique et de l'économique, une question est toujours plus omniprésente dans les faits tels qu'ils se découvrent : celle de la territorialité des lois.

Depuis l'affaire dite "Nassifatou Diallo/DSK" jusqu'aux localisations de filiales de sociétés dans des paradis fiscaux ou encore des pratiques de "shadow banking", c'est bien, toujours, la question de la territorialité des lois et des pratiques nationales en matière législative comme de rendu de justice qui apparaissent chaque jour comme un des points les plus centraux de la tension entre le "politique" et "l'économique" - pour ne pas dire le "financier".

Au fond, il n'y a rien là de très nouveau : depuis Karl Polyani au moins, on sait la propension de l'économique à se désencastrer du territoire et donc du politique ; depuis la fin des années 1980, chute du mur de Berlin et évolutions technologiques aidant, la propension de l'industrie de la finance elle-même à se désencastrer non seulement du politique mais aussi de l'économique a été diagnostiquée par le menu. 

A cette aune, le cas de la condamnation de Jérôme "Kerviel" en première instance est déjà un exemple à puissamment méditer : la justice française semble souscrire à la logique de la justice américaine en pratiquant une condamnation à une peine dont il est d'évidence qu'elle ne pourra être mise en pratique. C'est précisément sous ce signe que Jean-Pierre Jouyet, visiblement un peu gêné, commente la condamnation de première instance dans ce billet, puisqu'il invoque explicitement l'exemple de la justice... américaine.    

Alors que s'approche le rendu du délibéré de l'appel interjeté par J. Kerviel du jugement rendu en première instance, c'est aussi cette question-là qui devrait être dans toutes les têtes : sans entrer dans d'autres considérations, notons que nulle part au monde un "rogue trader" - comme aiment généralement à les qualifier leurs anciens employeurs dans une catégorie pour le moins "fourre-tout"... - n'a été condamné à dédommager son ex-employeur des pertes d'exploitation dont par définition il ne peut être jugé responsable, faute d'avoir lui-même procéder au débouclage des opérations en cause. Par le jugement de première instance, la justice française a donc innové, en se montrant par maints égards bien plus sévère sur les aspects financiers que d'autres juridictions de par le monde.  

A n'en pas douter, cette affaire devrait être suivie de près par Jean-Marie Messier : reconnu non coupable aux Etats-Unis tandis que Vivendi était condamné à 6 milliards d'euros à verser aux actionnaires ayant intenté une "class action", cette affaire a donné lieu à un jugement très différent rendu par la justice française. Ainsi, en première instance, Jean-Marie Messier était-il condamné, vendredi 21 janvier 2011, à trois ans de prison avec sursis et 150 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris. 

"Cette condamnation est profondément injuste", avait réagi l'homme d'affaires dans un communiqué, réaffirmant "avoir toujours dirigé ce groupe avec intégrité". "Un an après le jugement du jury américain me déclarant à l'unanimité non coupable, le verdict rendu aujourd'hui par la justice pénale française m'apparaît incompréhensible", précisait-il dans un communiqué dont s'est fait écho, avec d'autres, le journal Le Monde

Plus précisément, rapportait aussi à cette occasion Le Monde : 

 "Vendredi, la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris est allée contre les réquisitions du parquet, qui avait réclamé une relaxe générale envers les sept prévenus. Partie civile, la société Vivendi ne demandait pas de réparations à ses anciens dirigeants.

M. Messier devra par ailleurs indemniser plusieurs dizaines de petits actionnaires de Vivendi floués par la chute du titre et qui avaient été le fer de lance de l'action judiciaire à son encontre.

Parmi les six autres prévenus, l'ancien bras droit Edgar Bronfman Jr, directeur général de Warner Music, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis et 5 millions d'euros d'amende pour délit d'initié. Guillaume Hannezo, ancien bras droit de Jean-Marie Messier, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis. Un autre ancien dirigeant de Vivendi, Eric Licoys, est condamné à six mois de prison avec sursis."

Jean-Marie Messier a lui aussi interjeté appel du jugement rendu en première instance.

Il n'est pas besoin d'être grand devin pour imaginer que sa ligne de défense principale consistera à se prévaloir de son absence de culpabilité reconnue aux USA. Et nul n'ignore que cette "affaire" s'inscrit aussi dans le contexte d'une autre procédure dans laquelle la société Vivendi a été condamnée à verser 765 millions d'euros à Liberty Media par un jury populaire américain, dont les jurés stipuleraient qu'une vidéo de l'ancien P-DG, où celui-ci apparaissait fuyant, les aurait "marqués".

Ce jugement est d'autant plus problématique qu'une part importante de la ligne de défense de Jean-Marie Messier a consisté à faire valoir que " Vivendi n'est pas ENRON", selon la formule employée par la procureure elle-même dans ses réquisitions, naturellement suivie en cela par les ténors de la défense.

Or, en reconnaissant coupable Jean-Marie Messier et en le condamnant, c'est donc précisément cette thèse qui a été, en tout ou en partie, invalidée. On mesure alors le risque pour le principal intéressé tant Il est vrai qu'aux USA, la sentence qui a accueilli Kenneth Lay et Jeffrey Skillingles deux anciens principaux dirigeants d'ENRON, a été à la hauteur de ce qui reste considéré comme le plus grand scandale de l'histoire du capitalisme... jusqu'à aujourd'hui. Sans même évoquer la question des dommages et intérêts.  

Il serait sans doute exagéré de dire qu'une énergie importante a été déployée par la partie civile Société Générale pour qu'une telle analogie avec l'affaire ENRON n'effleure jamais les esprits, tant au moment de l'instruction que lors du déroulé du procès de la justice. Et pour cause : personne n'a jamais prononcé le nom maudit d' "ENRON", sauf peut-être ici ou là, durant les audiences. 

Cependant, si le jugement d'appel de Jérôme Kerviel devait, d'une manière ou d'une autre, atténuer la responsabilité de celui-ci, alors cela augmenterait mécaniquement le risque pour la banque d'être interpellée quant à sa co-responsabilité dans les pertes subies. A cet égard, la stratégie employée par la défense, accusant l'entreprise d'avoir masqué des pertes liées aux activités de marchés derrière l'affaire (dite) "Kerviel" se révèlerait sur la durée plus déstabilisante qu'il n'a pu y paraître de prime abord aux commentateurs rarement au fait des problématiques sous-jacentes aux questions de management, de stratégie ou de gouvernance d'entreprise. 

Une telle évolution dans le jugement augmenterait-elle le risque dans le cadre de la procédure de class action engagée contre la SG aux Etats-Unis ? Probablement. L'entrée en vigueur prochaine des "class action" sur le territoire national, laquelle semble désormais chose acquise, serait-elle potentiellement dangereuse ? Assurément. 

 Une chose en tout cas est certaine : toute responsabilité atténuée de Jérôme Kerviel augmenterait mécaniquement le risque que soit réinterrogé le développement frénétique des activités de marchés à la SG sur la période postérieure à l'OPA manquée sur Paribas et jusqu'à l'explosion de la bulle des subprimes, c'est-à-dire 1998-2008. Et en ce domaine, les "rise and fall" des cours de bourse d'ENRON, comme de Vivendi ou de la SG pourraient présenter bien davantage de similitudes que de dissemblances... - et on pourrait, sans doute avec quelques "précautions d'usage", tenter d'étendre la grille de lecture à quelques autres exemples d'hyper-"CEOs" d'ailleurs.

Mais il y a pire.

On le sait, ENRON a été le motif à l'adoption en urgence de la loi Sarbanes-Oxley, laquelle est une loi extra-territoriale. Dans les cas "Kerviel" comme "Messier", pour "l'industrie des P-DG" français comme anglo-saxons (il n'est qu'à penser à l'affaire procès Abodoli / UBS...), l'espoir comme l'urgence sont probablement ceux-ci : que l'on s'arrête aux seules culpabilités de Jérôme Kerviel d'un côté, de l'entreprise Vivendi de l'autre - d'ailleurs, on notera que la personne morale Vivendi est-elle même visiblement plus réticente à poursuivre son ex- P.-DG que ne l'a été la Société Générale vis-à-vis de son ex- "rogue trader"...

Car s'il devait en être autrement, les risques pourraient être considérables. Au premier chef pour les actuels ou anciens mandataires sociaux des grandes entreprises françaises cotées aux Etats-Unis dont les cours de bourse ont connu, depuis l'été 2007, l'effondrement que l'on sait. Et c'est ainsi que, comme le suggèrent les "annexes" qui suivent ce bref texte, par-delà "l'omerta" évoquée par la défense de Jérôme Kerviel, en première instance comme en appel, on trouverait ici le prix comme le motif premier du "silence" général qui semble parfois entourer ces "affaires".

Il faut dire qu'une telle instruction (publique) des responsabilités serait la pire chose qui pourrait arriver alors que le contexte "politique" est aujourd'hui plus tendu que jamais. Puisqu'il importe, plus que jamais, que la hausse généralisée des prélèvements supportés par les contribuables comme l'envolée de la courbe du chômage restent d'abord la "faute à la crise". Puisqu'il est moins que jamais souhaitable, pour la paix de tous, que la mutualisation des pertes actuelles et futures ne soit d'abord jugée à l'aune de la privatisation des gains actuels et passés.

En ce sens, en rendant un jugement de première instance très proche d'une philosophie de la justice à l'américaine, le plus grand des paradoxes de l'affaire Kerviel pourrait bien être celui-ci : en condamnant un homme à payer une somme irremboursable, comme on sait aux Etats-Unis condamner à des peines impossibles à exécuter, alors ce jugement aura fait entrer un peu de l'esprit de la justice américaine dans les cénacles des élites françaises dont on sait combien elles sont d'ordinaire jalouses d'en préserver l'accès comme le secret de leurs modes de fonctionnement. 

Ou comment, plus de 80 ans après que le "black thursday" ait fait son entrée dans l'Histoirele 24 octobre pourrait donc y faire un retour. Fracassant. Ne reste plus alors qu'à espérer que ceci crée le "momentum stratégique" pour que des leçons soient tirées. S'en dégageraient alors peut-être des principes rénovés pour une véritable gouvernance à l'européenne, ex ante, organisationnelle et stratégique.

Voilà qui nous changerait de l'impérialisme qui règne depuis bientôt 40 ans de la pensée académique anglo-saxonne. Cette "pensée" selon laquelle la gouvernance ne pouvait être conçue que comme juridique et financière ; celle-là aussi qui n'a su démontrer son efficacité que dans l'intervention ex post, quand il est trop tard ; celle-là même à laquelle, les hauts dirigeants évoqués dans ce post se donnent d'abord tant de mal, aujourd'hui, à échapper. 


 

 

J.-Ph. Denis

 

 

Annexes (en guise de rappel) :

 

 

coursactionENRON-copie-2.jpg

 


 

 

Cours-vivendi-copie-4.jpg

 

 

(Le cours d'action Vivendi et les années "Messier", 1996-2002)

  

 

SG-1998-2012.png

(Evolution du cours Société Générale, 1997 - 2012)

 

 

 

Jensen.jpg

(Graphique extrait de Jensen M.C., "The Agency Costs of Overvalued Equity and The Current State of Corporate Finance", European Financial Management, vol. 10, n°4, 2004, pp. 549-565)

 

 

 

Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...
Mardi 18 septembre 2012 2 18 /09 /Sep /2012 08:11

 

On avait oublié de se prononcer sur ce point... 


Draghi    

 

... mais comme on l'avait déjà fait, au fond, ce n'est pas si grave. Alors laissons-nous plutôt aller à écouter encore un peu de musique...

 

 

 

Pour conclure, sans vouloir jouer les pessimistes, on suggèrera quand même aux commentateurs des actions du bon Docteur (Frankenstein ?) de méditer...

 

 

JPH-6303.JPG

 

 

... a lesson from Mars. With love. Woody Allen would say. Maybe.

 


      

 

 

J.-Ph. Denis

 


Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...
Lundi 17 septembre 2012 1 17 /09 /Sep /2012 11:08

 

 

Sous titre :

Pourquoi J. Kerviel pourrait ne pas être condamné à verser 4,9 Milliards d'Euros de dommages et intérêts à la personne morale "Société Générale".

 

 

Dimanche 16 septembre. 09 h 15.

 

Commençons, comme on aime à le faire, par une vidéo, en guise d'introduction au "problème" traité dans ce post : l'oscillation "entre délit et déni", qui semble être désormais la chose la mieux partagée du monde (reste à savoir quel "monde", évidemment...).

 

 


Considérons maintenant cette analyse, dont la froide lucidité fait mouche dans le concert ambiant des "félictations" adressées à la dernière "bulle" en date : après la "bulle politique DSK", magistralement analysée dès fin 2010 par Jean-Pierre Dupuy, celle qu'incarne désormais "Super Mario" dit "Draghi", donc. On en sourirait, si ce n'était d'abord tellement inquiétant

 

 
 

Et revenons maintenant sur le titre de ce post. Pourquoi cette idée d'une "variation" sur le thème "Et si Nicolas Sarkozy avait eu raison ?" D'abord, bien sûr, parce que l'on s'est exprimé sur la "candidature" de l'ancien président de la République et qu'il est toujours utile, lorsque l'industrie de la presse fait (mal) son travail, de lui opposer la longue durée.

Ainsi, on ne peut être que sidéré de la pauvreté des analyses et des commentaires : si Nicolas Sarkozy a toujours été celui qui a posé le meilleur "diagnostic" sur la situation, la seule question d'importance n'était-elle pas d'abord : "était-il le meilleur candidat pour en porter les implications"... ? Et voici comment on retrouve un billet ancien ou encore une "vidéo", étrangement disparue des mémoires... La suite a pourtant montré que cette prise de parole (whistleblowing) dénonçant la propension toujours possible à l'hubris n'était pas tout à fait insensée, loin s'en faut.

 

 


 


Et on se permet ici d'affirmer deux choses. 1/ L'Express, mais aussi l'industrie journalistique dans son ensemble, gagnerait à ne pas toujours dégainer après coup, mais à tenter parfois de diagnostiquer ex ante ce qui relève de la plus stricte évidence. 2/ Il n'est jamais trop tard pour se corriger, mais reconnaissons qu'on en est bien loin, et que tant que ceci ne sera pas le cas, une réelle gouvernance démocratique restera largement virtuelle.

Et voici comment on en vient sur ce qui devrait faire la "une" d'une presse qui ne serait pas obsédée que d'alimentation de la "société du spectacle" : l'appel de "Jérôme Kerviel". 

L'éloquence sobre de la plaidoirie de Maître François Martineau, l'un des conseils de la partie civile Société Générale, a été saluée par Pascale Robert-DiardLa problématique "du délit au déni..." aura probablement fait mouche, et ceci d'autant plus qu'elle aura bénéficié d'une sérieuse caisse de résonnance. La formule aura très largement été relayée par la presse, et ceci d'autant plus aisément que les explications psycho-sociologisantes abondent, faute peut-être de compétence pour creuser davantage ce qui se joue derrière les "faits".

Et l'on se souvient que Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avait immédiatement surréagi, comme à son habitude, lorsque l'affaire Kerviel avait éclaté. Qu'il avait immédiatement mis en cause la responsabilité de la banque. Qu'une bonne part des 100 millions d'euros investis dans sa communication par la "victime SG" aura d'abord consisté à tacler l'ancien président. Et on sourit en pensant : et si, dans ce cas d'espèce, Nicolas Sarkozy avait eu une fois encore raison... ?!

 

 

 


 


Alors, pour finir, une confidence : on a longtemps songé à intituler ce "post" : "pourquoi l'AMF devrait d'urgence recruter Jérôme Kerviel...". On a préféré lui donner un titre référencé au post consacré à l'éventualité d'une non-candidature de Nicolas Sarkozy. Et on notera, avec malice, que la suite n'a pas donné tout à fait tort aux arguments évoqués. Il faut dire que la poussée des droites extrêmes, cette crise "ponzienne" qui n'en finit pas, l'hystérie "Apple"... Oui, sur tout ceci, cela fait maintenant un long moment que l'on a traité du déni dont font montre les commentateurs.   

Quitte à condamner l'accusé "Kerviel" à une peine d'intérêt général, comme le réclament - raisonnablement ? - certains des actionnaires de la banque, c'est bien du côté d'une AMF qui ferait vraiment son travail, plutôt qu'au guichet d'une banque quelle qu'elle soit, que la "peine" trouverait sans doute le plus de sens démocratique.

Quant aux dommages et intérêts, très franchement, quand on connaît le bourbier actuel que constitue la réduction à marche forcée des déficits publics, on ose sérieusement penser que la tentation, en haut lieu, doit être très grande de ne pas laisser la Société Générale l'usus, le frutucs et l'abusus - comme on dit en théorie des droits de propriété -  des 1,7 milliards d'Euros déduits de ses impôts 2008 ? Certes, ça ne fera jamais qu'un 1,7/30ème de ce qu'il faudra encore trouver, mais reconnaissons qu'un gros "Banier et demi", pour reprendre une autre formule choc, ou encore juste un gros 1/20ème de la fortune de Bernard Arnault (exemple pris au hasard mais il y en a d'autres), en termes de justice sociale, ce n'est déjà pas si mal...

Quant à l'Histoire politique et managériale, un tel jugement aura au moins un mérite : rappeler que Nicolas Sarkozy, depuis le début, avait bien eu raison. Mais avoir raison trop tôt, en politique comme en management, c'est d'abord avoir tort. Nicolas Sarkozy, une fois encore, sera tombé dans le piège que Jean-Marie Messier lui-même n'a pas su éviter. Même motif, même punition. Toutes choses égales par ailleurs, bien sûr. N'en déplaise à ce journal, assurément plus que jamais prisonnier, lui, de l'instant.

Pour finir, une dernière vidéo, intéressante du point de vue de la problématique très "rythmique" traitée ici, comme dans tant d'autres post.  


      

 


 

J.-Ph. Denis

 

 

Par jphdenis - Publié dans : Scandales passés, crises futures...

Rechercher

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés