Partager l'article ! Livre d'or... à lire impérativement !: "Livre d'or. Un livre d'or est un livre (ou une page ...
"Livre d'or.
Un livre d'or est un livre (ou une page web, ou tout autre support d'écrit) où des personnes inscrivent des félicitations sur quelque chose (exemples : un lieu, un événement…).
Par exemple, dans un restaurant ou un gîte ou lors d'un mariage, un livre d'or peut être rédigé par les clients ou les invités pour qu'ils témoignent de leur passage.
Son but principal est de permettre aux visiteurs d'exprimer leur gratitude et leur soutien. Il ne doit pas être confondu avec un livre de doléances.
Sur internet.
Les propriétaires de pages personnelles peuvent utiliser un livre d'or pour en savoir plus sur leurs visiteurs et leurs impressions. Ils peuvent dans ce but en créer un de toute pièce, mais comme cela requiert certaines connaissances en programmation, il est plus rapide et plus facile d'en obtenir grâce à des services spécialisés".
(Livre d'or. (2010, octobre
31). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 05:33, janvier 31, 2011 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Livre_d%27or&oldid=58686059).
LIVRE D'OR
11/02/2011 12:17:57
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Caroline Minialai sur l'article Exceed your vision : faites des thèses !, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Je ne peux que souscrire à ce billet, enrichissant certes, challenging, passionant, constructif, le travail de recherche et a
fortiori de thèse énerve autant qu'il passionne son ouvrier qui peu à
peu n'arrive plus à s'en passer.
Des extraits de films qui mériteraient d'être en VO surtout le passage sur Sauzé.
31/01/2011 14:43:29
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Michel Filippi sur l'article Exceed your vision : faites des thèses !, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Je voudrais rajouter un commentaire à ces commentaires. J'ai eu un aperçu sur le blog du Monde d'un correspond qui cinglait les propos de JPh en affirmant que les dirigeants d'entreprise n'en avait "rien à foutre" de produire de la connaissance (j'interprète). Il est vrai que ce que nous appelons "connaissance" est assez long à prendre en compte, comprendre, comprendre ce que tout cela peut bien vouloir dire. Parce que ce que nous appelons connaissance, ça ne veut rien dire du tout, c'est juste du bruit, tant que nous ne sommes pas affectés par ce bruit, tant que nous n'avons pas réussi à en faire qq chose (un livre, une thèse, un film, un 'YouTube', un marteau, une enclume, ...), c'est-à-dire un ouvre-boîte, un ouvre-monde, un ouvre cerveau, des scènes à explorer, plutôt que des statues lointaines à adorer. Deux livres m'ont intéressé "Le couteau et le stylet" de Mario Vegetti qui montre comment les Grecs ont rendu le monde compréhensible et cette compréhension transmissible. Eh bien cela veut dire que nous avons là plein de booulot à continuer. Il ne faut pas nous arrêter là où ils se sont arrêtés. Il nous faut encore couper et découper. Et puis, "The brain that Changes Itself" de Norman Doidge, nous n'avons pas fini d'explorer ce que peut notre cerveau et comment nos outils de la langue, de l'expérimentation et d'autres nous ont permis d'aller au-delà de la simple stupéfaction devant un monde immanent, sans distance.
31/01/2011 13:12:04
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Dubois Pierre sur l'article Exceed your vision : faites des thèses !, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Je viens de lire votre billet sur "faire une thèse", une hyper-thèse". A vrai dire, j'ai rien compris à votre propos. C'est beaucoup trop long et vous vous fatiguez inutilement à joindre des vidéos et à faire des liens (je sais par expérience que les liens ne sont pas consultés !). Rendez-vous compte : combien de temps devrait passer un lecteur de la chronique à visionner toutes les vidéos et à lire tous les liens. Plus d'une journée sans doute. Alors, oui, il vaut peut-être mieux commencer une thèse !
30/01/2011 21:47:21
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Franck Tannery sur l'article Exceed your vision : faites des thèses !, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
L'invitation à laquelle nous convie J.P.Denis est plutôt réjouissante pour deux raisons au moins. Faire une thèse revient à
assumer l'envie de développer des compétences et des capacités de conception. Ce développement ne va pas de soi et pour prendre forme nécessite d'avoir du temps pour penser, écrire,
modéliser, formaliser. Ce temps est justement offert par le moment de la thèse.
L'invitation nous amène aussi à réfléchir à la nécessité de savoir faire évoluer les formes de la rechercher pour parvenir à
modéliser avec d'autres matériaux. A titre d'exemple les forums de discussion dans les communautés open source constituent un type d'information primaire encore trop ignoré. Cependant
l'invitation à faire une thèse ne doit pas masquer la dynamique des contextes de la recherche. Quelques facteurs structurants prennent actuellement forme qui peuvent remettre en cause
l’intérêt de faire une thèse, notamment lorsque les Universités et les universitaires exploitent les doctorants, comme le soulignait récemment le magazine The Economist pourtant favorable
aux investissements dans les activités de recherche (http://www.economist.com/node/17723223?story_id=17723223)
Ces investissements sont parfois portés par une illusion générale sur l'activité de création de connaissances. Trop de
commentaires regrettent que les connaissances créées et développées par la recherche ne se diffusent pas, ne soient pas assez appliquées, ne puissent pas être utilisables, etc. Un tel point
de vue revient à avoir une vision qualifiable de shannonienne de la connaissance qui reposerait sur l’existence d’un canal mécanique de communication émetteur – récepteur. Cette vision est
totalement erronée et ne correspond en rien aux processus de connaissance individuels et organisationnels. Les politiques l’ignorent encore, ce qui est regrettable, mais aussi les chercheurs
ce qui est plus fâcheux. Le monde de la recherche peut être un monde clos et auto-référentiel. Ce n'est pas forcément grave en soi. De tout temps il en a été en partie ainsi comme l’ont
rappelés dernièrement les responsables des plus grandes universités européennes (http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/28/les-universites-europeennes-reclament-des-efforts-financiers-pour-la-recherche_1472161_3224.html).
Ce n’est donc pas grave que le boucher n’entende rien aux propositions théoriques sur la justice économique de A.Sen. Ce qui
peut paraître plus grave en revanche c’est la relation qui prend forme à la recherche :
- une normalisation forte des pratiques de recherche et de publication, parfois
réfugiées dans un hyper empirisme, provoque une limitation dans les capacités d'exploration de nouveaux champs de connaissance ;
- le développement d'une véritable activité marchande liée à la connaissance (en cas de doute : http://www.educpros.fr/detail-article/h/d3e83e395d/a/enseignement-superieur-prive-pourquoi-les-fonds-anglo-saxons-investissent-en-france.html) qui
provoque un déplacement du pouvoir.
Les bénéficiaires réels de l’activité de recherche ne sont pas forcément ceux que nos valeurs nous font mettre en avant, notamment les étudiants (http://lemonde-emploi.blog.lemonde.fr/2011/01/27/un-diplome-britannique-sur-cinq-sans-emploi-deux-ans-apres-la-sortie-de-luniversite/), mais bien plutôt des acteurs économiques qui bénéficient directement des externalités de l’activité de recherche (ex : les villles où sont localisées les établissements, les grandes maisons d'édition qui vivent des revues scientifiques, etc.).
30/01/2011 18:46:40
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Florence sur l'article Exceed your vision : faites des thèses !, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Cher Jean-Philippe,
Faire
une thèse pour renoncer au syndrome de la toute puissance, certes ; être confronté aux limites de toute forme de connaissance, oui. Pour autant, cette épreuve arme-t-elle contre
la domination, qu’elle soit interpersonnelle ou organisationnelle ? Je crains que non. Les couillons du Pr
Nash ne nous donnent-ils pas un bel exemple de domination ‘féminine’ (Ah la société du spectacle !) ? Will Hunting n’écrase-t-il pas de son savoir son pauvre interlocuteur ?
Mais plus fondamentalement –car le diable est dans le détail, n’est-il pas ?-, ces mêmes étudiants, ici au
MIT, dès lors qu’ils sont placés dans une organisation, finiront toujours par jouer le rôle que l’on attend
d’eux.
http://www.youtube.com/watch?v=Z0jYx8nwjFQ&feature=reated
S’il s’agit d’être un bourreau, ils le feront ; s’il s’agit de s’évertuer à écrire des articles et à les faire publier
dans des revues anglo-saxonnes de premier rang, ils le feront aussi, et ce quand bien même leurs productions n’ont
autre forme d’intérêt que celle d’être publié (même pas un intérêt esthétique –Ah la société de spectacle !).
La question devient dès lors celle de savoir si l’on peut concevoir des formes d’organisation qui limiteraient ce pouvoir des rôles, ou plutôt, car ceci est illusoire, qui encourageraient des formes d’autonomie (par opposition à l’état d’agent donc parle Milgram). La chose n’est pas simple, car il y a là une forme d’oxymore (les routines d’exploration de March), et l’on voit déjà poindre des syndromes de contraintes paradoxales, qui conduisent au mieux à l’inaction, au pire à la culpabilité et à la souffrance psychique (this does not make sense).
Zimbardo le montre, les sciences sociales qui se penchent sur ‘les organisations’ sont plus qu’utiles, car nous ne sommes plus au temps où la somme des égoïsmes des artisans permettait de résoudre les problèmes. Adam Smith avait tort, certes, mais la coordination, c’est le commencement d’un problème plus grand encore.
Bien à toi,
Florence.
NB : Dès lors, une thèse ? Pourquoi pas, mais … dans quel contexte organisationnel ? Dans quel contexte politique ?
29/01/2011 16:29:43
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Michel Filippi sur l'article En soutien au Général V. Desportes., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
J'avais oublié d'écrire pour Vincent Desportes. Congédier celui qui parle est toujours un acte de faiblesse indigne. C'est se priver d'une voie (je n'ai pas écrit "voix"). Pour avancer, pour reculer, pour être ailleurs, faire autrement.
29/01/2011 16:23:46
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Michel Filippi sur l'article Exceed your vision : faites des thèses !, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
J'écris peu de commentaires sur des blogs. Je viens de le faire dans celui de Juan Asensio pour la même raison qui me pousse à écrire ici, l'effort que lui et JPh font pour explorer ce que nous faisons, pour lutter contre l'érosion et creuser de nouvelles failles, mettre en place des seuils. La folie est notre état de nature et non pas un accident. La folie c'est être en proie, sans distance, avec ce qui nous a formé. Nous avons appris à dompter notre folie en construisant des outils. Notre langage de plus en plus complexe, des manières de donner corps à des mondes, de les manipuler. Mais dompter n'est pas tuer cette sauvagerie qui nous est constitutive. Or, elle est tuée chaque jour et nous nous rabattons sur des corps morts avec lesquels nous mimons la langue, des mondes. C'est ce mime macabre qui me fait peur, publications infinies, brouhaha des avis autorisés ... Je donne l'un de mes derniers textes à mon coiffeur: que voulez-vous que je comprenne, qu'est-ce qu'il y a à comprendre? Rien, c'est une expérience, il n'y a rien à comprendre. Mais quand même ... Je veux juste que vous me parliez de votre expérience en lisant mon expérience, c'est un compte-rendu en quelque sorte. C'est ça la mort, les yeux grand'ouverts. Ne plus explorer, ne plus lire l'expérience des explorateurs, empêcher leur existence. Les maudire et les exécrer. Et leur préférer les textes sacrés. C'est ce qui nous arrive, c'est déjà arrivé et plus d'une fois.
10/01/2011 22:58:12
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par y.laurens sur l'article Management et propriété : retour aux fondamentaux ?, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
..." Face à l’incertitude, impossible d’agir sans valeurs, sans bornes, sans repères. Impossible, en effet, d’agir sans recours à des exemples, puisés aux confins des expériences passées, de l’éducation, et de l’inspiration qu’ils représentent."...
bonjour,
pour que lucidités soient équipées d'évidences où, comment monopoliser, je vous propose ces quelques repères, à méditer, où l'illimité même partout n'aura mené nulle part le monopole de la considération...
le monopole de la concentration, l'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement ; le monopole du centre, partout densité extrême illimité
qui contient uniquement tout le vide absolu ; le monopole de la centralisation, partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu devient partout densité extrême illimité sans vide ; le monopole de la déconcentration, partout densité extrême illimité sans vide ; le monopole de la décentralisation, le vide absolu partout
http://lucides.canalblog.com/
sincères salutations
06/01/2011 17:45:48
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Florent sur l'article En soutien au Général V. Desportes., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
En tant que simple citoyen, je suis heureux qu'un militaire tienne également son rôle de citoyen à coeur. Dans notre société françcaise liquéfiée par les corporatismes et les communautarismes, c'est un symbole fort.
En tant qu'ancien militaire, je suis heureux que ce soit un homme comme Mr Desportes qui porte ce symbole. Loin des pièges dogmatiques qui ont conduit aux désastres de 1870 et 1940, ca vision est ouverte et souple. Comme devrait l'être celle de nos Elites françaises, trop souvent et trop longtemps coincées dans les certitudes de leur éducations.
En tant que connaisseur des Systèmes Complexes, je tiens à pointer l'intérêt de l'ouvrage de V. Desportes "Décider dans l'incertitude". Ce court ouvrahe illustre parfaitement des problématiques comme l'information incomplète, les inerties, les changements d"échelle, les discontinuités... qui se retrouvent à travers toutes les activités humaines et qui semble se cristaliser dans la Guerre.
06/01/2011 10:05:09
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par GARGAM Fabien sur l'article En soutien au Général V. Desportes., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
votre billet "En soutien au général V.Desportes" est excellent. Après une première vidéo comparable à une revue de la littérature visuelle et une seconde vidéo comparable à une étude de cas visuelle, j'ai été étonné par la qualité du discours mêlant des allers/retours incessants entre sa longue expérience et ses bases conceptuelles (DEA Sociologie). Selon moi, c'est son épistémologie qui l'a "condamné". Sa posture constructiviste n'a pas été du goût de sa hiérarchie qui aurait préférée une posture purement positiviste. Délicat à adopter pour un général enraciné par la réalité du terrain et par son cursus de sociologue entre autres...
Bonne réflexion
FG
19/12/2010 01:10:56
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par clovis simard sur l'article Management et propriété : retour aux fondamentaux ?, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine. La Page:ÉCOSYSTÈMES NUMÉRIQUES. LES ÉCOSYSTÈMES NUMÉRIQUES:UN THÉORÈME. Facebook, Twitter, Youtube, Dailymotion, Delicious...
Cordialement
Clovis Simard
15/12/2010 16:12:49
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Frederic G. sur l'article Violence et management., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Malheureusement, alors que je débute seulement mes pas dans la gestion, nombreuses sont mes craintes de pouvoir mener véritablement à bien un projet de recherche qui s'intéresserait ouvertement au problème de la violence dans le management dans une perspective critique. Il y a probablement des choses que bien des entreprises ne sont pas prêtes à entendre. C'est peut être pour ça que "peu nombreux sont ceux qui s'y aventurent", comme vous le faites justement remarquer. C'est d'ailleurs l'interrogation qui me fait tant douter : dans quelle mesure les sciences de gestion, qui se revendiquent comme tournées vers les partenariats avec les employeurs (et c'est ce qui les font vivre...), peuvent-elles être libres par rapport aux conformismes et à la normativité du monde de l'entreprise ? Y a t-il une place pour un discours libre sur l'entreprise ? En d'autres termes, et pour boucler la boucle : les sciences de gestion peuvent-elles réellement violenter la gestion ??
Je serais curieux d'avoir votre avis sur ce point...
15/12/2010 15:57:49
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Frédéric G. sur l'article Violence et management., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
La violence est peut-être la question philosophique et politique par excellence. C'est en tous cas un des objets de pensée les plus difficiles qui soit. Avec la violence, il est toujours question de lignes de crête, qui départage des précipices immenses. Dans laquelle nombreux sont ceux qui s'abîment...
Nous sommes sortis, Dieu merci, d'une séquence historique d'exaltation nihiliste de la violence purificatrice, à laquelle, par moments, Foucault a pris toute sa part : de triste mémoire sont aussi bien son apologie de Pierre Rivière, que sa défense ambigue de la justice populaire lors de l'affaire de Bruay-en-Artois.
Nous entrons, (et est-ce mieux ?) dans un monde hanté par le fantasme ultime de l'éradication de la violence, et dont Stanley Kubrick fut le prophète génial dès 1972. A cet égard, le rôle d'un Bourdieu est également à interroger : le concept de "violence symbolique", si fécond soit-il du point de vue théorique, est problématique dans le sens où il élargit à l'ensemble des situations sociales le champ de lutte contre "toutes les formes de violence". Les usages contemporains du concept de Bourdieu sont d'ailleurs problématiques : toute personne qui s'estime désormais victime d'une "violence symbolique" est fondée à porter le fer sur le terrain judiciaire. Dernier exemple en date : l'affaire Tintin au Congo. Derrière le projet prophylactique d'une "lutte contre toutesles discriminations" (donc toutes les violences) se dessine non pas seulement le cauchemar d'un monde parfaitement aseptisé, mais plus encore, le risque de la réintroduction de l'état primitif de la société d'après Hobbes, la guerre de chacun contre chacun, par tribunaux interposés.
Quant à la gestion, il y aurait beaucoup à dire pour ce qui est de son ambiguité par rapport à la violence. C'est d'ailleurs une des raisons qui me pousse à m'intéresser au thème des "risques psychosociaux" : c'est, d'une certaine manière, le retour de la violence, donc d'une certaine forme de réalité, dans un monde (l'entreprise) qui a été tenté par le mirage de la déréalisation, et du déni de la violence au profit d'un décor de cinéma parfaitement lisse, fait de "succès", d'"innovations", de "projets", de "développement humain", de "défis à relever". L'univers de la communication d'entreprise est, le plus souvent, parfaitement kitsch, au sens de Kundera : le kitsch, c'est la négation de la merde. A trop la nier, elle finit toujours, hélas, par ressurgir sous une forme ou sous une autre. Et les suicides en sont une tragique et nouvelle illustration.
La violence ne peut donc se penser, selon moi, qu'en ayant à l'esprit justement son indécidabilité constitutive. Je pense qu'un immense écrivain l'avait parfaitement écrit, il y a quelques décennies de là : Robert Musil. Dans l'Homme sans qualités, à travers le personnage de Moosbrugger ; tout est là.
12/12/2010 02:26:01
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Edouard sur l'article Un changement d'ordre 2., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Merde alors… Comme on le dit dans les arts.
10/12/2010 23:29:03
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Dubois Pierre sur l'article Violence et management., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Bonsoir Jean-Philippe. Je passais par votre blog pour voir ce qu'il s'y passait ! Pas de chroniques sur le futur des univesités depuis septembre. Ce n'est évidemment pas une panne d'idées de votre part. Une déception de l'absence de réactions ou une charge de travail de professeur chaque jour plus insupportable ? Je vous encourage pourtant à continuer.
16/11/2010 22:45:04
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Brisset Benoit sur l'article Abus de confiance ?, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Je me présente, je m'appelle Benoit Brisset étudiant M2 SPC à l'Université d'vry.
Je suis d'accord avec toi au sujet de la responsabilité des entreprises à suivre ses employés en termes de management et de suivis des procédures.
Là où je ne suis pas d'accord, concerne la partie sur les "pressions" que subissent les employés. Tout le monde que ce soit dans le secteur public et privé est soumis à des pressions (Après tout dépend du niveau). Ce n'est pas parce que Monsieur Kerviel était soumis à des pressions que l'on doit prendre parti.
Ils se font des "couilles en or" (excusez moi d'utiliser ce langage), sans parler des bonus et autres revenus. C'est trop facile de mettre en cause les pressions en termes d'objectifs à atteindre, c'est un métier difficile certes mais il est trader il l'a choisie. Il a fait une bêtise il paie.
Comme tu l'a dit il y a plusieurs responsables et l'Etat se doit d'être impartial.
Bonne continuation et merci de rendre vivant ce blog.
PS : Veuillez m'excusez pour les fautes de syntaxes.
30/10/2010 19:26:01
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Christophe Benavent sur l'article Vers l'université 3.0 : faites du bruit !, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
tous ça me fait penser à une intervention que j'ai eu ce jeudi lors de journée de doctopolis (http://assodoctopolis.wordpress.com/) où j'ai heurté quelques collègues à propos d'"universités poussièreuses" encore à l'age 0.0 en matière de publication de thèse.
L'idée générale était que le travail de recherche mérite une diffuse précoce et générale, que les doctorant ont tout intérêt à bloguer et à donner le savoir qu'ils construisent, au moins dans la perspective de bâtir les réseaux de leurs futurs emplois ( et oui! la baisse des recrutement conduit les docteur à envisager- quel horrible mot - une professionnalisation). Combien de thèses et de mémoire restent enfouis dans les rayonnages et les tiroirs?
Me suis amusé la semaine dernière à diffuser très fraichement (dans les deux heures de la soutenance) quelques un des bons mémoires de master ( http://msmoi.blogspot.com), un ou deux petit tweets et 2000 visites dans le WE, dont 500 pour le mémoire qui a eu le plus de succès.
Idem pour les thèses (la dernières que j'ai fait soutenir est là : http://i-marketing.blogspot.com/2010/09/effets-long-terme-de-la-promotion.html
Maintenant qu'en est-il de nos institutions? Que font-elle en la matière ? Paris Ouest rien, paris IV débute timidement ( http://www.paris-sorbonne.fr/fr/spip.php?article5371)
Et pourtant rien de plus simple....Il y a même dans les formulaire de soutenance, une croix qu'on coche sans savoir bien à quoi elle correspond : l'autorisation de publication en l'état. Cette croix pourrait être assortie d'une signature du doctorant acceptant la diffusion sous licence Creative commons ( ce bel objet juridique qui protège le partage), et faire que dans les heures qui suivent la soutenance, avec quelques tweets en renfort, ces trois ou quatre ans de travail puisse aller directement irriguer les canaux de la connaissance au lieu de s'assécher on ne sait où.
Oui à l'université ouverte, celle où sa principale activité, la production de connaissance, sous la forme de mémoires et de thèses, soit diffusée à mesure qu'on la produit. Que nos étudiants suppléent à nos insuffisances est à la fois un bonheur, et une inquiètude. Dans tout les cas, je reste persuadé que ce que nous faisons à l'échelle artisanale est une nécessité vitale.
Cependant le tableau n'est pas si noir, ce travail commence a être fait pour les revues savantes : CAIRN, mais mieux encore le cléo se sont attelés à la tâche. Reste à l'engager pour des productions plus modestes : nos cours, les mémoires et les thèses!
19/10/2010 10:16:10
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Laura W. sur l'article Wall Street : Money never sleeps. Circulez, y'a rien à apprendre., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Je n'ai pas vu "Wall Street 2" d'O. Stone (et pour cause, je n'accroche pas à la façon dont les différents sujets abordés sont traités dans ses films). Je rebondis en revanche sur le commentaire posté par Oliver ; je recommande aussi le film "Moi, la finance et le développement durable" ainsi que "Cleveland contre Wall Street". Documentaire surement plus percutant que "Wall Street 2", produit par la Twentieth Century Fox.
10/10/2010 21:34:47
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Pascal Corbel sur l'article Enfin du sérieux. Hélas., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Il est clair que les discours sur l'eldorado chinois ne sont pas sans rappeler ceux de la fin des années 1990 sur l'Internet. A l'époque, il fallait montrer que l'on investissait dans cette "nouvelle économie" qui allait tout bouleverser. Les entreprises trop "brick and mortar" étaient négligées au profit des valeurs Internet dans lesquelles, par exemple, l'ancienne générale des eaux transformée en fournisseur de tuyaux et de contenu pour le nouveau monde virtuel investissait massivement sous la férule du visionnaire Jean-Marie Messier !
Il n'en demeure pas moins qu'aller en Chine, c'est aussi aller sur le terrain de futurs dangereux concurrents qui de toute façon seront bientôt sur nos marchés s'ils ne le sont pas déjà...
Quant au plaisir d'analyser les tenants et les aboutissants des futurs scandales, je crains, mon cher Jean-Philippe, qu'il ne soit quelque peu limité par les informations disponibles. Si un scandale venait à révéler les fragilités du système chinois, je crains que les zones d'ombre de l'affaire Kerviel n'apparaissent comme un modèle de transparence à côté...
07/10/2010 22:03:34
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Floriane Passos sur l'article Abus de confiance ?, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Bonjour MR denis
Je suis étudiante en première année de licence MIA à Nanterre.
Je me permet de vous laisser un commentaire d'une part pour vous félicité de votre réalisme et de votre éloquence et d'autre part pour vous faire partager mon point de vu.
Mr Kerviel à pour moi aucunes responsabilités, peut être uniquement il a pu faillir à sa capacité d'anticipation.
Pour comprendre se jeune financier "ténébreux", je prendrai l'expérience de l'autorité de Milgram ".
Les pressions exercés sur Mr Kerviel sont démesurées:
- Demandes de rendements.
- Objectifs à réaliser.
Il n'y à qu'a voir le taux de suicides dans des organisations de cette taille. Ses causes sont en première lignes les raisons de cette catastrophe.
En seconde ligne vient evidement de la part de la banque:
>> Tout employer, est surveillé que se soit, durant ses heures de travail, ses absences, ou encore son comportement vis à vis de la hiérarchie. Comme vous nous l'avez expliquez aujourd'hui chaque employer signe différents règlements. Et est contraint à l'autorité seul pilier valable pour la production ainsi que les échanges.
Par ces faits : un employer voit ses actions plafonnées et comptabilisées.
Exemples:
- Un commercial se verra payer son essence par sa carte d'entreprise uniquement pendant les jours de déplacements.
- Une carte de cantine ne fonctionnera qu'une unique fois par jour.
- Un unique poste informatique portant un numéro ainsi qu'un seul code d'identifiant sera attribuer à un seul et unique employer.
Alors serais t' il possible que les financier ne possèdent pas de plafond fixé relatifs aux échanges de produits financiers ?
En presque un siècle de finances, il est vrai que les crises ont été nombreuses mais je pense qu'elles auraient étaient multiplier par 10 si les plafonds n'existaient pas.
En conclusion, non seulement les dirigeants de la banque ont leurs responsabilités, mais aussi l'état.
En effet l'état français à pour mission de préserver les intérêts économiques. N'y a t' il pas eut une défaillance de l'état ?
Est il normal que la jurisprudence oblige les banques à conserver uniquement 10% du capital de leurs clients ?
Le règlement Français pour ma part devrais obliger les Banques à fructifier uniquement l'argent perçus par leurs recettes résultant aux coûts de leurs opérations financières.
Mais pour le parlement afligement, il est bien plus simple de polimiquer sur les questions de la retraite.
Si cela ne tenais qu'a moi, je ferais réaliser des examens aux candidats au sénat, au ministère, et aux candidats à la présidence pour incarner leurs postes en leur posant des problèmes de droit ainsi qu'une série d'examens.
Je vous remercie pour votre lecture, et vous souhaite un excellente soirée avec votre famille bel exemple d'échanges et hiérarchisation !
03/10/2010 15:25:46
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Oliver D. sur l'article Wall Street : Money never sleeps. Circulez, y'a rien à apprendre., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Aussi déçu par le film vu juste après ma soutenance. Mais je me suis rattrappé avec le documentaire "Moi, la finance et le développement durable". Très intéressant, je vous le conseille. Peut-être sera-t-il objet de vos prochains cours. Par contre, il faut faire vite pour le voir car il n'est joué que dans 5 salles jusqu'à mardi prochain! Ne le manquez pas! http://www.allocine.fr/seance/film-183165/pres-de/?cgeocode=115755
08/09/2010 23:17:46
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Dubois Pierre sur l'article De l'autonomie des universités à l'indépendance des universitaires : Acte III, Scène 5 - "De la LRU et de la (belle) profession d'universitaire"., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Je suis encore sous le choc de ce que je viens de lire sur la responsabilité et la liberté des enseignants-chercheurs des universités. Choc salutaire et déstabilisant car on a, comme vous le dites si bien, le moins en moins de temps de penser, d'en revenir à la question essentielle : fais-je bien mon métier ? suis-je en train de le faire de plus en plus mal ? puis-je le faire mieux et comment ? Pour un retraité, c'est certes peut-être un peu tard pour y réfléchir. J'aimerais seulement que les 55.000 enseignatns du supérieur vous lisent. Merci pour cette contribution.
29/08/2010 17:02:32
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Dubois Pierre sur l'article Sur "Wall Street", Kerviel vs SG, Wyser-Pratt vs Lagardère... - Quelques réflexions sur l'enseignement et la recherche en management., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Votre blog mentionné dans ma "Revue de blogs Economie et Gestion"
25/08/2010 14:15:05
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Oliver D. (suite du commentaire n°2) sur l'article Sur "Wall Street", Kerviel vs SG, Wyser-Pratt vs Lagardère... - Quelques réflexions sur l'enseignement et la recherche en management., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
...C’est un rêve, une illusion, une croyance, une confiance, fruits de notre imagination, qui entretiennent ce cycle. La question que nous pouvons dès à présent se demander est la suivante : ce cycle est-il immortel ? A partir de quand la machine s’arrêtera ? L’Homme est-il en mesure de maintenir son éveil ?
Est-il maître de sa situation ? Est-il maître de son rêve ? Est-il maître de son œuvre ? Système bancaire : rêve parti ? Rêve parti en 2008, oui. En 2010, pas si sûr…
25/08/2010 14:12:46
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Oliver D. sur l'article Sur "Wall Street", Kerviel vs SG, Wyser-Pratt vs Lagardère... - Quelques réflexions sur l'enseignement et la recherche en management., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Extrait du commentaire: SYSTEME BANCAIRE : REVE PARTI?
INTERROGATIONS INTRODUCTIVES
C’est en juin 2008 qu’un agent immobilier me déclara : « nous traversons actuellement une crise, une crise immobilière et les médias n’en parlent toujours pas. Aucun client au bout du fil. Aucune offre n’est compatible avec la demande. On attend avec impatience que cette crise soit annoncée afin de repartir de plus belle. Pour l’instant, le marché est enroué. On peut attendre encore deux ans grâce aux ressources engendrées les années passées. Pas un mot et pourtant… ». C’est en ces quelques mots que cet agent immobilier a décrit le monde actuel, les couleurs du système dans lequel nous vivons et, ce, sans savoir qu’il s’agissait-là du système bancaire. Qui ne s’est pas exclamé de la perversité apparente du monde construit par l’Homme ? Je préciserais : qui ne s’est pas exclamé de la perversité de ce monde tout en continuant de vivre de la même manière, tout en entretenant directement ou indirectement ce même univers ?
Paul Valery disait dans Tel Quel que « le rêve est le phénomène que nous n’observons que pendant son absence. Le verbe rêver n’a presque pas de présent. Je rêve, tu rêves ». On rêve donc sur des choses que nous ne possédons pas. Dès lors, intervient la notion de désir et d’avenir. Désir, car le rêve est un idéal. Avenir car le rêve est une projection sur le futur. Marie-Christine Pauwels dans Le rêve américain, Hachette, Paris, 1997, met en avant la notion de projection idéalisée pour définir le rêve, sous l’exemple du rêve américain.
Avant que la crise financière de 2008 intervienne, les ménages américains, qui remboursaient leur(s) emprunt(s) à taux
variable à intervalles réguliers, n’ont-il pas fait une projection idéale de leur confort futur ?
Les traders, qui ont spéculé avant 2008, n’étaient-ils pas dans un processus de projection idéalisée du marché ?
Les établissements financiers, qui ont facilité le recours aux emprunts de ménages ne pouvant pas rembourser leurs dus,
n’étaient-ils pas incarnés par cette projection idéalisée de leur prospérité ?
N’est-ce pas là aussi le système actuel qui a laissé partir le rêve en 2008 ?
N’est-ce pas aussi ce même système qui a créé son propre rêve et qui tente à le rendre réel ?
C’est en ce sens que l’on peut se demander si le système bancaire, qui est une réalité présente, n’est autre qu’un rêve parti.
Système bancaire : rêve parti ?
I.UNE RAVE PARTY ?
19 septembre 2008 : « Ce à quoi nous assistons maintenant, c'est un désastre causé de main d'homme ».
Telle fut la déclaration lancée lors de l’annonce de la crise par une démocrate américaine. Pour se remémorer des faits, la crise de 2008 fut le mélange d’une crise de confiance et de liquidités, crise commencée en 2007.
Les ménages, par peur de ne pas pouvoir retrouver leur épargne, ont préféré reprendre leurs biens en laissant de marbre la vitalité des établissements bancaires. Ceci causa en partie la disparition de Lehman Brothers, emblème américain financier, le 15 septembre 2008.
L’accroissement du manque de liquidités a également entraîné dans cette course aux échecs de nombreux problèmes, tels des faillites d’entreprises, une augmentation de chômeurs ou encore l’écroulement du marché immobilier.
Le rêve américain faisait parti de ce même système en ce sens où la consommation est reine, où la liberté, l’égalité et la recherche du bonheur sont les clés de la projection idéalisée.
Le rêve. Tel est la formule employée afin d’attirer toujours plus haut ce que l’on ne possède toujours pas. N’est-ce pas la Walt Disney Company qui a placée sa campagne marketing en 2008 sous le signe du rêve (Year of a Million Dreams) ? Disney ou l’empire du loisir ne serait-il pas « l’an pire du rêve » ? Vendre du rêve est une tradition dans cette entreprise où les coulisses ne sont que réalité. Cette tradition est également présente dans les Etats-Unis d’Amérique où tout est axé sur la consommation, l’accès facilité aux ressources divertissantes et à l’épanouissement personnel. Mais qu’en est-il de la réalité ? Vendre du rêve est une réalité. Rêver est une réalité. Mais la réalité n’est pas forcément « rêve ».
Dans La prospérité du vice de Daniel Cohen (2009), la société actuelle est montrée de telle sorte à ce que nous vivons dans un monde fondé sur l’imaginaire, sur le rêve. Nous sommes dans une société de rêves.
Le rêve permet d’errer dans la réalité, d’oublier l’instant présent pour ne penser qu’au bonheur – futur -. Rêver vient du latin exvagus signifiant « errant ». On erre dans la réalité. Tel est l’idéologie américaine. Tel est ce qui s’est passé dans le milieu financier en 2008 : on sait que la réalité est présente mais on fait abstraction d’elle dans le but de l’échapper. Echapper aux inconvénients de la réalité ou trouver une réalité aux multiples avantages ?
Chacun de nous possède sa propre opinion à ce sujet. Chacun de nous agit en fonction de ses propres intérêts ou du moins avant l’intérêt commun. C’est le principe de l’Homme Economique, de l’Homme rationnel. L’Homme pense et agit selon son environnement, ses goûts, ses croyances, ses mots et les choses. Ceci l’amène à la raison, faculté de l’esprit humain permettant de juger, de critiquer, de vérifier. C’est une source de la stratégie.
La raison soulève trois entités : le calcul, le mimétisme et l’exemplarité. Ces trois points sont finement détaillés dans l’article de Jean-Philippe Denis, Entre Finance et Stratégie : Calcul, Mimétisme… Exemplarité?, 2009 :
_Le calcul car cela permet d’être compétitif.
_Le mimétisme car cela permet d’être légitime.
_L’exemplarité car cela permet d’être innovant.
La stratégie permet de franchir des obstacles pour atteindre la carotte orange que l’on souhaite manger, tout en donnant de sa personne pour franchir les obstacles. Le rêve serait donc d’avoir la carotte entre ses mains. La réalité pourrait être le fait que l’on n’attrapera jamais la carotte car celle-ci est toujours plus haute, ou que la carotte ne se mange finalement pas.
C’est ce qui s’est produit en 2007 malgré les faits similaires passés : crise de 1929, crise pétrolière dans les années 70…
II.LE SYSTEME « BANQUE, ERRE » ?
2008 a confirmé ces mots : la crise de confiance n’était autre qu’une fuite du rêve. Langston Hughes, poète et écrivain américain, déclara : « Cramponne-toi à tes rêves, car si les rêves meurent, la vie n’est plus qu’un oiseau que ses ailes brisées empêchent de voler ».
Pour ne pas citer l’auteur de cet article, « La vie c'est comme un océan de pétrole renfermant presque toutes les espèces de poissons en quête de bulles d'oxygène celles-ci fournies par les poissons volants en échange d'un entretien récurrent de leurs ailes ».
La récurrence. Autre mot entretenant la chose.
Qui n’a pas entendu parler de cycle économique ? Les phases de reprise/relance, de croissance, de stabilité/ralentissement ou encore de déclin alimentent le cycle de vie de tout produit, de toute économie, de toute vie. L’Homme naît (reprise), grandit (croissance), vieillit (ralentissement) et s’éteint (déclin). La récurrence.
Mais quand on connaît ce qu’il va se passer, pourquoi ne pas agir de telle manière à ce que le pire soit évité ? Plusieurs hypothèses peuvent être soulevées :
_Hypothèse 1 : l’Homme oublie son passé et répète inlassablement les mêmes erreurs.
_Hypothèse 2 : l’Homme connaît son avenir donc il ne fait rien pour le changer, par peur de l’inconnu.
_Hypothèse 3 : l’Homme est tout aussi pervers que sa création – le système - car il n’agit que pour son propre intérêt, accentuant ainsi son côté compétitif, mimétique et calculateur dans le but d’éliminer son concurrent.
A partir du moment où la crise financière fut une crise de confiance, on peut dès lors imaginer que la troisième hypothèse réponse à la question. Pour sauver son propre capital, l’Homme a décidé de le faire au détriment du capital détenu par ses concurrents. En d’autres termes, le ménage a retiré l’argent de la banque par peur de ne plus le retrouver, au détriment d’autres qui n’ont pas eu le temps de retirer leurs sommes avant leur [ndlr , les sommes] perte. Les ménages avaient donc confiance aux institutions bancaires. Les institutions bancaires avaient aussi confiance aux ménages.
Le rêve entretient cette confiance de par sa mise à flou de la réalité et de la perversité du monde dans lequel ménages et institutions bancaires cohabitent. C’est comme une drogue que l’on ne cesse de consommer dans le but de voir l’ombre se transformer en lumière, d’assouvir ses besoins – car nous sommes dépendants -. On entretient cette drogue, non pas pour se tuer, mais par nécessité, par besoin, par dépendance, jusqu’au jour où elle nous tue.
Le pire est que l’on connaît les effets néfastes de cette drogue mais que par diverses illusions, on ne fait pas assez pour la rendre bénéfique. On en vient presque à vénérer, à l’idéaliser.
C’est un rêve, une illusion, une croyance, une confiance, fruits de notre imagination, qui entretiennent ce cy
24/08/2010 16:33:57
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Oliver D. sur l'article Sur "Wall Street", Kerviel vs SG, Wyser-Pratt vs Lagardère... - Quelques réflexions sur l'enseignement et la recherche en management., sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
J'ai pensé à vous: http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2010/06/21/1733-jerome-kerviel-bp-et-la-guerre-du-kippour
16/08/2010 19:20:55
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par lydia sur l'article Variation de recherche sur le thème "mais où nous emmène donc la théorie de l'agence ?", sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Pourquoi prendre peur, cela fait un moment que ça dure. Le corporatisme, droite/gauche, elles même appartenant souvent aux franc maçons, religion, syndicat, comité d'entreprise, la presse .... La question serait sûrement plutôt "nous reste t-il réellement un libre arbitre ?", et je pense qu'une fois la question posée, en effet il faut prendre peur !
16/08/2010 12:57:31
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Dubois Pierre sur l'article "Les mots et les formes" - Réflexions sur le paradoxe des "présents", sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Totalement d'accord sur deux points. 1. Ne limitez pas votre blog au débat sur l'autonomie des universités. 2. Continuez à mettre en ligne vos propres travaux de gestion.
Un autre débat à lancer sur ce point 2. Les jeunes chercheurs (doctorants et néo-docteurs) en sciences humaines et sociales, économie et gestion ont-ils intérêt à publier immédiatement leurs résultats en ligne (pour se faire connaître, pour participer au débat public), ou ont-ils intérêt (pour la carrière) à attendre de publier dans une revue labellisée AERES, quitte à ce que leurs résultats soient datés, obsolètes ? Cordialement
12/08/2010 13:52:31
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Dubois Pierre sur l'article Questions soulevées par M. Debeauvais, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Bonjour. Bienvenue dans le club des blogueurs universitaires bloguant sur l'université !
Blog signalé dans ma revue de blogs n°12 et lien établi vers le passionnant article de Michel Debeauvais.
Cordialement
11/08/2010 16:59:58
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Pascal Corbel sur l'article Quelques raisons pour lesquelles il est (stratégiquement) raisonnable de vendre l'action Apple, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Ayant moi-même proposé des sujets sur Apple à la fois dans le cadre de cours de management de l'innovation et de stratégie, je me rends compte qu'il faudrait peut-être poser les questions de manière aussi provoquante que le suggère ici Jean-Philippe Denis pour que les étudiants prennent un peu de recul par rapport aux succès actuels de la marque à la pomme. Mais il serait difficile de les en blamer car le cours actuel de l'action montre qu'ils ne sont pas les seuls...
Pourtant l'utilisation de travaux classiques dans la recherche en stratégie d'entreprise (probablement largement ignorés des investisseurs) par un esprit apte à sortir des sentiers battus donne cette analyse magistrale, dans laquelle il est difficile de trouver une faille.
J'ajouterai simplement qu'il convient d'être nuancé en assimilant Apple et innovation : on pourra consulter à ce sujet une petite analyse personnelle sur l'histoire de l'entreprise ("Apple est-elle une entreprise innovante ?" sur innopi.over-blog.com).
10/08/2010 21:52:55
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Christophe Benavent sur l'article Quelques souvenirs sur les origines de VINCENNES, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Excellent!!!
Cela donne envie de réinventer Vincennes. Il est évident que la loi Pécresse n'est pas une réforme et que cette réforme est a réinventer. Et il n'y a pas forcément besoin de loi. Juste que les Universitaires prennent leur liberté en main.
Celà motive pour la rentrée !
09/08/2010 11:25:31
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par anne nymette sur l'article La peur, essence et symptôme de faillite du projet (managérial) sarkozyste, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Merci pour cette analyse : j'adhère!
La peur financière aussi : les agences de notation, le regard inquisiteur du FMI
Salutations
09/08/2010 10:26:33
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Regine Raimondo sur l'article "Qui débarrasse la table ?" - Réflexions sur l'actualité du "family business", sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
A mon avis, il manque le contexte environnemental dans cet exemple de cas décole.
En effet, je pense que c'est la contibution des membres dela famille à : la "vie" du foyer, chacun selon ses moyens, qui produit ce qui "arrive" sur la table. Il faut en tenir compte pour organiser qui "débarasse la table". Ainsi, l'action de "débarasser la table" est comme le signale l'exemple, suivie de : essuyer la table, ranger dans le réfrigéateur, laver, essuyer, ranger la vaisselle (ou remplir le lave-vaisselle et le vider ...), faire les courses, préparer le prochain repas ... et remettre la table ...
Organiser, planifier, contrôler, chaque action me semble difficile à réaliser, d'autant plus que chaque action n'est pas réalisable par tous ... j'y préfére la contribution globale par "ensemble de taches" dans la recherche du respect des invidus qui constitue le foyer. Ainsi, s'il y a deux enfants, le plus vieux met la table, le plus jeune débarrasse et "range" et les deux font la vaisselle si et seulement si, les parents assurent: la gestion du linge, les courses, la préparation des repas ..... sinon : les parents font la vaisselle.....
Quant au chat, dans tous les cas : il dort !!!!!!!!!!
07/08/2010 12:20:44
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Grand Patay sur l'article De l'autonomie des Universités à l'indépendance des Universitaires, sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Excellente initiative! Les commentaires que j'ai pu lire ou entendre lors des grèves et manifestations de l'hiver 2009 m'ont fait comprendre que notre profession (je suis maître de conf') était très mal comprise par une partie au moins de nos concitoyens. Toute démarche pédagogique visant à restreindre le nombre de clichés qui y sont associés doit être saluée. Je suivrai votre blog avec attention (ça me permettra de découvrir un peu la gestion), en espérant que beaucoup de lecteurs non-universitaires m'accompagneront.
03/08/2010 15:29:54
Bonjour,
un commentaire vient d'être posté par Anne Nymette sur l'article "Qui débarrasse la table ?" - Réflexions sur l'actualité du "family business", sur votre blog Le blog de jphdenis.over-blog.fr
Et moi j'ajouterai : "Et si la famille génaît les pouvoirs autoritaristes en tant que valeur refuge? Si c'était l'espace de liberté et d'éducation qui, avec l'enseignement, faisait réfléchir et apprenait aux jeunes l'esprit critique, et à dire PANURGE non merci?"
Si c'était le cas, on délèguerait à l'Etat la surveillance de la scolarité par suppression des allocations familiales, on légifèrerait sur la fessée, on se donnerait bonne apparence de management, au détriment des parents"... Avec des si, un jour Paris s'est retrouvé en bouteille.
Bien cordialement
Anne
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